Bilan de la majorité Sonia Brau 2020-2026 #2

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Pourquoi il faut s’opposer à un second mandat de Sonia BRAU et son équipe municipale

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Une gestion budgétaire rigoureuse ou confiscatoire ?

La majorité aime présenter sa gestion comme celle d’un « bon père de famille ». Si la formule est flatteuse, elle est surtout trompeuse : une municipalité n’est pas un foyer. Elle ne gère pas un budget privé, elle gère l’argent public. Sa mission n’est pas d’accumuler des réserves importantes année après année, mais d’ajuster au plus juste les recettes et les dépenses pour répondre aux besoins des habitants. Or, depuis plusieurs exercices, la Ville dégage environ 5 millions d’euros d’excédent de fonctionnement par an, portant la trésorerie à plus de 21 millions d’euros. Un tel excédent, répété dans le temps, signifie que les recettes ont été durablement supérieures aux besoins réels. Ces années ont pourtant été marquées par une inflation forte. Le pouvoir d’achat des familles a été durement touché. Dans le même temps, la commune a choisi de maintenir un niveau d’excédent élevé. Accumuler 21 millions d’euros tout en laissant peser des hausses sur les familles n’a rien d’une obligation comptable. C’est un choix politique.

Hausse des tarifs de la cantine et du périscolaire

En six ans, les tarifs de la cantine et du périscolaire ont augmenté de plus de 30 %, alors que l’inflation cumulée sur la période est de 12 %. L’effort demandé aux familles a donc été largement supérieur à l’évolution du coût de la vie. Ces hausses n’étaient pas une nécessité, car la situation financière de la commune permettait d’envisager d’autres choix. En période d’inflation forte, faire peser une telle augmentation sur le budget des parents est révoltant.

Associations : les grandes paroles, les petits budgets

En 2020, l’enveloppe dédiée aux associations était de 226 000 €. En 2026, elle est de 229 000 €. Soit +1,3 % en six ans (dont 100 000 € de transfert de charges par l’agglomération pour une association). Pendant ce temps, les recettes de la Ville sont passées de 26 à 40 millions d’euros, et le nombre d’associations a augmenté. La majorité se dit proche du tissu associatif. Les chiffres disent l’inverse. Les paroles n’ont pas été suivies d’actes.

Une gestion écologique désastreuse

Tout au long du mandat, la majorité a multiplié les annonces et les éléments de communication sur l’écologie. Labels, fresques, plantations symboliques, discours sur la transition… L’affichage est soigné. Mais derrière cette vitrine, la cohérence n’a pas suivi. La promesse de pause dans l’urbanisation a été abandonnée. La densification s’est poursuivie. Des protections d’arbres ont été supprimées. Les îlots de fraîcheur restent insuffisants face aux canicules. Les mobilités douces demeurent discontinues et peu sécurisées. La résilience alimentaire et le compostage collectif n’ont jamais été traités comme des priorités. L’écologie ne peut pas se résumer à des opérations ponctuelles ou à une communication valorisante. Elle suppose des choix structurants, parfois contraignants, toujours cohérents. Pendant six ans, nous avons dénoncé cet écart constant entre les discours et les actes. Une politique environnementale ne se mesure pas aux slogans, mais aux décisions prises. Et sur ce mandat, elles n’ont pas été à la hauteur des enjeux climatiques et du cadre de vie des Saint-Cyriens.

Une bétonisation de la Ville avec vente du patrimoine municipal

Depuis 2020, plusieurs terrains municipaux ont été cédés au privé : place Sémard devant la gare, terrain des jardins familiaux, gymnase et externat médico-pédagogique rue Lucien Sampaix. Nous nous sommes mobilisés à chaque étape. Sur certains dossiers, notre mobilisation a toutefois permis d’empêcher la vente d’un terrain promenade des Anges, ainsi que celle du terrain de l’ex-école Paul Langevin. Mais la logique du mandat est restée la même : vendre du foncier communal plutôt que développer des équipements publics utiles aux habitants. La pause annoncée n’a jamais eu lieu. La densification de la ville s’est poursuivie, au détriment du patrimoine communal et de l’intérêt général.

Arbres abattus : une catastrophe assumée

Pendant ce mandat, plus de 150 arbres en bonne santé ont été abattus dans notre ville. Des arbres adultes, souvent âgés de plusieurs décennies, qui apportaient de l’ombre, de la fraîcheur et abritaient la biodiversité. Dans une période marquée par des canicules de plus en plus fréquentes, ces arbres jouaient un rôle essentiel pour le confort et le bien‑être des habitants. Un arbre mature ne se remplace pas immédiatement par une jeune plantation : il faut des dizaines d’années pour retrouver les mêmes bénéfices. Ces abattages massifs contrastent fortement avec les discours municipaux sur l’écologie des « solutions ». Derrière les annonces et les opérations de communication, les décisions prises ont conduit à supprimer une partie importante du patrimoine arboré de la commune. Ce n’était pas une fatalité technique. C’était un choix.

Destruction inutile de jardins familiaux

En 2022, lors de l’extension de la zone commerciale au nord de la rue du Docteur Vaillant, les jardins familiaux historiques ont été supprimés. Nous nous y sommes opposés. Ces jardins participaient à la production locale, au lien social et à la transition écologique. Les préserver était possible. Mais ce choix n’était pas celui de la maire sortante LR/UDI Sonia Brau.

Mais aussi …

D’autres décisions ont profondément marqué ce mandat. Qu’il s’agisse de la transparence des décisions prises, du respect du pluralisme démocratique, de la concertation avec les habitants ou de certaines orientations réglementaires, la méthode employée a souvent été la même : décider sans associer, avancer sans intégrer les propositions alternatives, communiquer sans véritable débat.

Une jeunesse oubliée

Entre l’enfance et la vie active, une génération entière a été laissée sans véritable politique dédiée.

Pas de lieu spécifique pour les 17–25 ans, pas de dispositif structuré d’accompagnement vers l’autonomie, pas de projet clair pour cette tranche d’âge pourtant à un moment décisif : études, insertion professionnelle, premiers engagements.

Les jeunes adultes ont été les grands absents des priorités municipales.

Dans notre programme, nous mettrons en place des mesures concrètes pour cette génération : création d’espaces adaptés, dispositifs d’accompagnement vers l’emploi et intégration réelle des 17–25 ans dans la vie locale.

Vacances des enfants : trop peu, trop opaque

Chaque année, la municipalité limite à environ 60 le nombre d’enfants pouvant partir en séjour municipal. Dans une ville de 21 000 habitants, c’est très insuffisant. Beaucoup d’enfants ne partent jamais en vacances. Nous avons demandé d’augmenter significativement le nombre de places et de mettre en place un système transparent, comme un tirage au sort ouvert à tous. Refusé. Nous avons également demandé des précisions sur les critères d’attribution. Sans réponse claire. Permettre à davantage d’enfants de partir est un choix politique. Celui‑ci n’a pas été fait.

Une opposition tenue à l’écart

La majorité a gouverné seule. Malgré notre volonté de travailler de manière constructive, aucune place réelle n’a été laissée à l’opposition, contrairement aux engagements d’ouverture annoncés par Sonia Brau lors de son discours d’installation en 2020.

Nos propositions pour participer à certaines commissions ont été refusées. Nos vœux ont été rejetés. Nos amendements n’ont pas été retenus. Les décisions étaient présentées comme déjà arrêtées, sans recherche d’équilibre ni prise en compte des idées minoritaires.

En 2020, nous avons saisi le Tribunal administratif pour faire respecter notre droit d’expression sur les supports numériques de la Ville. En 2024, la justice nous a donné raison.

Ce mandat aura montré une conception du pouvoir où le pluralisme a été toléré, mais rarement respecté.

Les 15 et 22 mars prochains, vous avez la possibilité de changer les choses.

Vous élirez une équipe municipale qui dirigera Saint-Cyr-l’École pour les six prochaines années. Ce choix est important, car il déterminera les orientations de notre ville et la manière dont elle sera gouvernée.

Aujourd’hui, deux candidates se présentent avec des engagements politiques tournés vers des partis nationaux et des parcours qui dépassent le seul cadre municipal : Mme Brau avec l’étiquette divers droite (LR/UDI) et Mme Delarue avec l’étiquette divers centre, ancienne attachée parlementaire d’un député du parti présidentiel.

Face à elles, notre candidat Mehdi BELKACEM, sans étiquette, porte une démarche différente : une équipe indépendante, rassemblée autour d’un seul objectif, agir pour Saint-Cyr-l’École et ses habitants.

Notre seule ambition est locale et saint-cyrienne : défendre l’intérêt des habitants, améliorer le quotidien des familles et construire l’avenir de notre ville avec vous.

Votez Mehdi BELKACEM et Saint-Cyr-l’Ecole en commun pour choisir la Ville dans laquelle vous voulez vivre !