Cadre de vie, Transition écologique et Adaptation au changement climatique

Une densification accélérée et peu justifiée. La trajectoire actuelle de surdensification que prend Saint-Cyr n’est pas la nôtre. Le PLU définit les orientations d’aménagement de la commune, mais entre 2016 et 2017, la municipalité a drastiquement réduit les Zones À Urbaniser (AU), passant de 25 ha à 7 ha, pour transformer des réserves foncières en zones d’urbanisation immédiate. Cette densification forcée ne répond à aucune obligation légale : avec un taux de logements sociaux d’environ 40 %, Saint-Cyr-l’École dépasse largement les 25 % exigés par la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) pour les communes de cette strate. Rien ne justifie donc de sacrifier notre cadre de vie pour des programmes immobiliers massifs.

Réguler pour protéger. La municipalité doit pouvoir encadrer et réguler les projets immobiliers afin de lutter contre la bétonisation excessive et limiter l’artificialisation des sols. Le PLU sera revu pour protéger la ville de la spéculation immobilière et redonner à la mairie la capacité d’influer sur les types d’habitat et les prix. Chaque projet devra être en cohérence avec cette politique : la ville refusera les dossiers qui n’y répondent pas et suivra scrupuleusement les chantiers autorisés.

Les actions : Sanctuariser la nature restante et limiter le bâti. Aujourd’hui, parmi les squares situés en zone d’urbanisation, seul le square Anatole France bénéficie d’une protection réelle et pérenne. Les autres, comme le square Henri Wallon, restent techniquement constructibles car situés en zone urbaine (UC). Trois leviers existent :

  • Protection du patrimoine naturel : Nous passerons en revue l’ensemble des parcelles végétalisées restantes pour les reclasser en Zones Naturelles (N) ou les inscrire comme Espaces Verts Protégés (EVP), garantissant qu’elles ne soient jamais bétonnées. En lien avec l’association du site classé de la Plaine de Versailles, nous renforcerons la mise en valeur de ce patrimoine historique, paysager et écologique.
  • Exigences environnementales : Nous limiterons les droits à construire et augmenterons la part obligatoire de jardins (pleine terre) via le Coefficient de Biotope par Surface (CBS).
  • Rigueur réglementaire : Nous réduirons les possibilités de dérogation au règlement de zonage.

La méthode : Une co-construction citoyenne Cette modification du PLU s’effectuera dans le cadre d’une commission participative citoyenne. Les consultations publiques seront davantage mises en valeur pour que les Saint-Cyriens redeviennent acteurs de l’évolution de leur cadre de vie.mises en valeur.

Les végétaux peuvent en effet rafraîchir les rues de 0,5 à 2°C tout en les embellissant.

[*Point sur la géothermie pour rendre petit à petit la ville autonome en énergies] A Saint-Cyr l’École comme à Fontenay le Fleury, la géothermie de surface permettrait de délivrer de l’eau froide et de l’eau chaude. La géothermie de surface est facilement accessible au forage car située à 80 mètres de profondeur et l’installation se rentabilise en 7 à 10 ans.

La géothermie de surface ne se contenterait pas de chauffer nos écoles en hiver ; elle offrirait aussi le « géo-cooling ». Cette technique utilise la fraîcheur naturelle du sol pour rafraîchir nos bâtiments publics en été de façon quasi gratuite et sans rejeter de chaleur dans nos rues, contrairement à la climatisation classique

À noter : la géothermie profonde, bien que puissante, présente des inconvénients. Contrairement à la géothermie de surface qui est totalement neutre, les forages très profonds puisent une eau restée captive pendant des millénaires. Ce processus peut faire remonter à la surface des substances minérales et des sous-produits radioactifs naturels (comme le radium), absents à faible profondeur. En privilégiant la géothermie de surface, nous choisissons une solution plus simple, plus sûre et parfaitement respectueuse de l’équilibre sanitaire de notre sous-sol.