Nous ne pouvons plus nier les conséquences des choix politiques passés sur la pérennité du vivant.
Or, rien n’a été fait depuis 20 ans à Saint-Cyr-l’École pour faire face aux enjeux environnementaux : la forte bétonisation et les arbres coupés ont saccagé la biodiversité et ne permettent pas à la ville de s’adapter aux changements du climat (sécheresses, tempêtes, canicules, fortes pluies)
Nous avons donc le devoir de réagir et de repenser la ville de Saint-Cyr l’École en y associant les habitants.. Notre objectif est d’optimiser l’usage des ressources naturelles (en eau, en énergie…), de limiter toutes les formes de gaspillage et d’entreprendre des actions volontaristes tournées vers la santé publique et le bien-être des habitant.e.s.
Réviser le plan local d’urbanisme (PLU) pour limiter la bétonisation de la ville
Une densification accélérée et peu justifiée. La trajectoire actuelle de surdensification que prend Saint-Cyr n’est pas la nôtre. Le PLU définit les orientations d’aménagement de la commune, mais entre 2016 et 2017, la municipalité a drastiquement réduit les Zones À Urbaniser (AU), passant de 25 ha à 7 ha, pour transformer des réserves foncières en zones d’urbanisation immédiate. Cette densification forcée ne répond à aucune obligation légale : avec un taux de logements sociaux d’environ 40 %, Saint-Cyr-l’École dépasse largement les 25 % exigés par la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) pour les communes de cette strate. Rien ne justifie donc de sacrifier notre cadre de vie pour des programmes immobiliers massifs.
Réguler pour protéger. La municipalité doit pouvoir encadrer et réguler les projets immobiliers afin de lutter contre la bétonisation excessive et limiter l’artificialisation des sols. Le PLU sera revu pour protéger la ville de la spéculation immobilière et redonner à la mairie la capacité d’influer sur les types d’habitat et les prix. Chaque projet devra être en cohérence avec cette politique : la ville refusera les dossiers qui n’y répondent pas et suivra scrupuleusement les chantiers autorisés.
Les actions : Sanctuariser la nature restante et limiter le bâti. Aujourd’hui, parmi les squares situés en zone d’urbanisation, seul le square Anatole France bénéficie d’une protection réelle et pérenne. Les autres, comme le square Henri Wallon, restent techniquement constructibles car situés en zone urbaine (UC). Trois leviers existent :
- Protection du patrimoine naturel : Nous passerons en revue l’ensemble des parcelles végétalisées restantes pour les reclasser en Zones Naturelles (N) ou les inscrire comme Espaces Verts Protégés (EVP), garantissant qu’elles ne soient jamais bétonnées. En lien avec l’association du site classé de la Plaine de Versailles, nous renforcerons la mise en valeur de ce patrimoine historique, paysager et écologique.
- Exigences environnementales : Nous limiterons les droits à construire et augmenterons la part obligatoire de jardins (pleine terre) via le Coefficient de Biotope par Surface (CBS).
- Rigueur réglementaire : Nous réduirons les possibilités de dérogation au règlement de zonage.
La méthode : Une co-construction citoyenne Cette modification du PLU s’effectuera dans le cadre d’une commission participative citoyenne. Les consultations publiques seront davantage mises en valeur pour que les Saint-Cyriens redeviennent acteurs de l’évolution de leur cadre de vie.mises en valeur.
Travailler à un nouveau schéma de circulation avec les habitants et des experts
À Saint‑Cyr‑l’École, chacun le constate :
il est devenu difficile de circuler, en particulier le matin pour quitter la ville. Les axes principaux sont engorgés aux heures de pointe et la qualité de l’air s’en ressent. Le projet Cyria n’aura été, au final, qu’un effet d’annonce de la majorité municipale : il n’a apporté aucune amélioration concrète.
Avec l’urbanisation, l’augmentation de la population et du nombre de véhicules, la densification du trafic continuera de peser sur le quotidien des habitants et d’aggraver les émissions de CO₂ si rien n’est entrepris.
Améliorer le trafic routier
Nous lancerons l’élaboration d’un nouveau schéma de circulation, construit avec les habitants, la communauté d’agglomération et des experts en mobilités durables.
Ce plan d’actions visera à fluidifier la circulation, réduire les émissions polluantes, mieux organiser les flux et encourager les mobilités douces et solidaires (plan local vélo, covoiturage, autopartage).
Intégrer les mobilités douces (plan local vélo).
En collaboration avec le département, l’agglomération et les collectifs Saint-Cyriens d’usagers du vélo et afin de réduire l’impact carbone et la pollution de la ville, nous produirons un schéma directeur cyclable. Il comprendra des pistes et des stationnements sécurisés plus nombreux, reliant les quelques pistes déjà existantes et les points d’intérêt de la ville. Nous proposerons aux habitants des actions de sensibilisation et d’animation autour du vélo (généralisation du permis vélo pour les enfants, manifestation annuelle, etc.)
Nous sommes à l’écoute des habitants et les associations pour identifier les points actuellement dangereux.
Mener dès que possible, en lien avec le département, une étude pour réaliser la mise aux normes VIF (Voies Intermodales Franciliennes, réseau Vélo Ile de France, ex-appellation RER Vélo) de la RD10. Mettre en place des solutions temporaires (comme durant la période coronavirus) en attendant la mise en oeuvre.
Toutes les sources d’aides et de financements seront régulièrement réinterrogées. Enfin, nous soutiendrons et accompagnerons les projets d’installation d’ateliers de réparation de vélo sur le territoire de la commune.
Intégrer les mobilités solidaires (covoiturage, autopartage)
Nous favoriserons les initiatives de covoiturage et rejoindrons le « Rezo Pouce ». Nous accompagnerons et encouragerons les personnes qui souhaitent utiliser leur véhicule de manière solidaire et collective.
Créer un pôle communal d’aide à la rénovation énergétique : accompagner les ménages et mettre en place une charte de l’écoconstruction
Face à la complexité des dispositifs existants pour la rénovation des logements, de nombreuses familles renoncent à engager des travaux de rénovation énergétique faute d’information et d’accompagnement.
Nous mettrons en place un accompagnement municipal dédié, assuré par les services, afin d’aider les ménages dans leurs démarches de rénovation énergétique. Cet accompagnement portera sur l’information, l’orientation vers les dispositifs existants et l’aide au montage des dossiers administratifs. Cette mesure permettra de faciliter l’accès aux aides à la rénovation et de lutter concrètement contre la précarité énergétique à l’échelle de la ville.
Pour inciter à utiliser des techniques de construction et de rénovation écologique, nous mettrons en place différents critères (isolation, matériaux utilisés, énergies consommées, fournitures locales, etc.) permettant d’accéder à une subvention visant à améliorer la qualité environnementale des bâtiments. Ces critères forment un contrat avec les personnes désirant construire ou réhabiliter dans la commune. Lors du dépôt de permis de construire, le constructeur (particulier ou promoteur) devra fournir la liste des critères qu’il s’engage à respecter, ce qui conditionnera le montant de l’aide. Un contrôle aura lieu en fin d’opération permettant d’obtenir le certificat de conformité nécessaire pour percevoir la subvention.
Reverdir l’espace public et les cours d’école (arbres et haies, îlots de fraîcheur…)
Les végétaux peuvent en effet rafraîchir les rues de 0,5 à 2°C tout en les embellissant.
Nous permettrons aux habitants de vivre dans un environnement plus sain, plus vert et moins bétonné, en développant une véritable politique d’espaces verts. Nous travaillerons avec les citoyens à la promotion du « permis de végétaliser » en vue de ramener la nature dans les quartiers ou de permettre des initiatives de jardins partagés (potagers ou fleuris). Nous nous appuierons sur des organismes et associations spécialisés et expérimentés en agriculture urbaine.
Aussi, en veillant à la plantation d’arbres, à la végétalisation des murs et toitures et en mettant en place une gestion différenciée des espaces verts (diversification des arbres plantés, retrait de l’asphalte aux pieds des arbres et des plantes, re-végétalisation des cours d’école), nous réduirons l’empreinte écologique de notre ville, et ferons davantage face aux canicules à venir.
Nous privilégierons la plantation de vivaces et les semis. Nous installerons des bancs et des lieux de rencontre arborés afin de créer des îlots de fraîcheur avec fontaine.
Accroitre l’efficacité énergétique des bâtiments publics : faire réaliser un audit de l’existant et des améliorations possibles
Nous ferons réaliser un audit de l’existant et des améliorations possibles. Lors de la rénovation de bâtiments municipaux, nous nous rapprocherons des objectifs de la Réglementation Thermique actuelle qui prévient la surconsommation par la sobriété (chauffage et éclairage réajustés sur les besoins réels) et l’efficacité énergétique (meilleure isolation des bâtiments pour tendre vers le passif, rafraîchissement et ventilation, éclairage).
Nous aspirons également à intégrer des sources d’énergies renouvelables dans les bâtiments publics ; comme la géothermie* (autrefois utilisée à Saint-Cyr-l’École pour le chauffage de l’eau de l’ancienne piscine municipale), les panneaux solaires photovoltaïques mais aussi les capteurs solaires thermiques (chauffe-eaux).
Pour toutes ces opérations, des aides européennes et des subventions nationales peuvent exister.
Une étude budgétaire de faisabilité sera réalisée quand tous les éléments nécessaires seront disponibles.
[*Point sur la géothermie pour rendre petit à petit la ville autonome en énergies] A Saint-Cyr l’École comme à Fontenay le Fleury, la géothermie de surface permettrait de délivrer de l’eau froide et de l’eau chaude. La géothermie de surface est facilement accessible au forage car située à 80 mètres de profondeur et l’installation se rentabilise en 7 à 10 ans.
La géothermie de surface ne se contenterait pas de chauffer nos écoles en hiver ; elle offrirait aussi le « géo-cooling ». Cette technique utilise la fraîcheur naturelle du sol pour rafraîchir nos bâtiments publics en été de façon quasi gratuite et sans rejeter de chaleur dans nos rues, contrairement à la climatisation classique
À noter : la géothermie profonde, bien que puissante, présente des inconvénients. Contrairement à la géothermie de surface qui est totalement neutre, les forages très profonds puisent une eau restée captive pendant des millénaires. Ce processus peut faire remonter à la surface des substances minérales et des sous-produits radioactifs naturels (comme le radium), absents à faible profondeur. En privilégiant la géothermie de surface, nous choisissons une solution plus simple, plus sûre et parfaitement respectueuse de l’équilibre sanitaire de notre sous-sol.
Faire le choix d’une alimentation biologique, moins carnée, locale et de saison dans la
restauration collective, avec l’objectif d’une cuisine centrale communale ou intercommunale
Notre objectif est d’améliorer la qualité des repas proposés dans les différents services de restauration collective de Saint-Cyr-l’École (établissements scolaires, crèches, centres de loisirs, livraisons à domicile pour les personnes dépendantes) en visant le 100 % bio et sans en augmenter le tarif :
- En évitant le gaspillage, source d’économies substantielles. Par exemple, à Mouans-Sartoux, l’économie a été de 0,30 € par repas
- En agissant par paliers en augmentant la part du bio et du local progressivement à travers la création d’une régie agricole municipale ou intercommunale
- En réintroduisant une cuisine au niveau de la commune ou de l’intercommunalité
- En proposant des menus végétariens plus régulièrement au choix des familles
La filière d’approvisionnement 100% bio pour les cantines existe enfin ! Elle est déjà en place dans de nombreuses collectivités d’ile de France. Il faut donc une équipe municipale qui se sente concernée pour pousser à la réalisation concrète de cet approvisionnement. Dans le cadre du Plan Alimentaire Territorial, nous nous appuierons dès que possible sur notre partenaire qui regroupe tous les agriculteurs biologiques d’ile de France, le groupement d’agriculture biologique d’ile de France (producteurs locaux, circuits courts, valorisation des produits de saison). Le contrat de restauration collective en cours arrivera à sa fin assez rapidement en début de mandat, ce qui rend tout à fait possible l’anticipation d’un nouvel appel d’offres de restauration collective pour nos établissements scolaires Saint-Cyriens gérés par la commune ainsi que pour nos aînés (portage de repas à domicile).
Développer la production alimentaire en circuit court : encourager l’agriculture urbaine et soutenir les associations saint-cyriennes de maintien de l’agriculture paysanne/de proximité (AMAP)
Répondre aux besoins d’une population qui n’a pas toujours le temps ou les moyens de rechercher des produits sains pour une alimentation équilibrée
Soutien matériel aux AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne et de proximité) existantes, soutien à la création d’autres points de distribution (épicerie solidaire), renforcement de l’offre existante pour de nouveaux produits, en garantissant l’accès de tous à une alimentation bio, saine, locale et de saison.
Sensibiliser aux enjeux environnementaux en développant des Repair Cafés (ateliers citoyens de réparation d’objets) et repenser la collecte des encombrants
Sensibiliser aux enjeux environnementaux et adapter nos comportements, encourager les repar’cafés, repenser le traitements des encombrants en lien avec l’économie sociale et solidaire… (pages informatives dédiées sur le journal de la ville).
Parallèlement aux nombreuses actions collectives en faveur de la transition écologique, chaque individu peut à son échelle y participer. Accompagnés de l’agence locale de l’énergie et du climat (ALEC), nous coorganiserons des conférences et des défis déclics pour sensibiliser les habitants de Saint-Cyr-l’École aux enjeux climatiques, à leur impact en tant qu’individu ou famille et aux changements possibles et faciles à mener (ateliers zéro-déchet, achat en vrac, réflexion sur l’usage de la voiture, etc.).
Des ateliers spécifiquement dédiés aux enfants seront mis en place : éducation à la protection des haies (rappel des mesures de la Ligue de Protection des Oiseaux – LPO) et des pelouses non rases, mise en place d’ateliers scolaires et périscolaires pour prendre soin de l’espace revégétalisé.
Recycler les déchets ne suffit pas à répondre aux problématiques écologiques et sanitaires qu’ils génèrent : il faut avant tout en réduire la quantité en amont. Actuellement 25 % des déchets ménagers et assimilés sont des objets qui pourraient potentiellement être réemployés avant qu’ils ne s’amoncellent en pied d’immeuble ou qu’ils ne partent aux encombrants et ne soient détruits. Pour cela, nous agirons avec les bailleurs pour mettre à disposition des espaces de réemploi solidaires gérés par des habitants référents et permettant la réinsertion professionnelle à travers la réparation et la valorisation des objets.
De plus, au niveau communal, nous envisageons la mise à disposition d’un local pouvant être utilisé selon les besoins par une ressourcerie ou pour des ateliers de conseils et de réparations de petit électro-ménager (création d’événements réguliers de type « répare-café »).
Généraliser le compostage et installer des conteneurs collectifs de proximité avec grille anti-rongeurs
Notre collectivité locale a un rôle à jouer sur la valorisation des bio-déchets. En effet, nos déchets organiques constituent aujourd’hui un tiers des ordures ménagères. Il est ainsi essentiel d’œuvrer d’une part sur leur réduction, par exemple à travers la lutte contre le gaspillage alimentaire dans la restauration collective et d’autre part de bien assurer le tri séparé afin qu’ils puissent être compostés ou méthanisés. Il est important de mettre en place le compostage collectif dans tous les établissements que la ville a à sa charge (restauration collective) et de faire la promotion du compostage auprès des entreprises locales (hôtellerie, restauration, instituts privés).
Enfin, pour accélérer la valorisation des bio-déchets, nous installerons des composteurs collectifs de proximité dans toute la ville. Ceci permettra de faire d’importantes économies de collecte de déchets d’ordures ménagères et d’utiliser par les services techniques le compost réalisé sur place comme engrais. Cette démarche s’inscrit dans une action de concertation avec l’agglomération.
Se doter d’une politique d’achats publics responsables avec critères écologiques et éthiques, mutualisation de fournitures et d’équipements avec d’autres communes voisines
Les achats de la commune représentent un levier important de son action en faveur de la transition écologique et sociale. Cela exige de redéfinir certains besoins pour pouvoir proposer des solutions plus écologiques avec notamment des matériaux bio-sourcés et locaux pour les travaux, ainsi que de l’électricité verte pour les bâtiments. Les fournitures seront prioritairement achetées selon des critères écologiques : produits plus durables, éco-labellisés ou recyclés, en circuit-court ou à faible impact carbone. Nous pourrons aussi mutualiser certains équipements avec les communes voisines et faire appel pour certains marchés à des établissements et service d’aide par le travail (ESAT).
Récupérer l’eau de pluie sur les bâtiments publics pour les sanitaires et l’arrosage
Nous cherchons à circonscrire l’utilisation de l’eau potable et à inciter les habitants à utiliser l’eau de pluie pour l’arrosage (en lien avec les bailleurs), le lavage de véhicules, l’alimentation des chasses d’eau et le lavage des sols (conformément à l’arrêté du 21 août 2008). Nous souhaitons équiper les bâtiments publics de récupérateurs d’eau et sensibiliser les particuliers à la réutilisation de l’eau de pluie en facilitant, par l’intermédiaire d’un nouveau PLU, la mise en place de cuves de récupération en cas de rénovation ou de nouvelle construction et en proposant des cuves à prix négociés.
